La montée au Piton Barolet par le Piton Rouge depuis le Chalet des Pâtres

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Faible
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 4h
Distance 6.5 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1926 - 1684 m
Dénivelé positif 320 m
Dernière mise à jour 10/09/2026

Boucle de clairière en clairière

Nous poursuivons l'exploration de la région du Piton Barolet dont le début a été reconnu par Laurent. Attention, beaucoup de hors sentiers.

De très nombreux pitons de la Plaine des Cafres sont difficilement atteignables car situés en propriétés privées au milieu des vastes pâturages de la région. L'ancien GRR2, très boueux, reliait le Chalet des Pâtres au Piton Textor avant d'être remplacé par un circuit beaucoup plus sec dans les prairies. On retrouve donc ce sentier boueux pour remonter à l'assaut du Piton Rouge mais on le quitte rapidement pour tenter de trouver le meilleur passage vers le sommet du Piton Barolet. Les sous-bois, connus des braconniers et tisaneurs, ne proposent pas de véritable sentier. Il faut marcher à l'azimut pour trouver les meilleurs passages dans la végétation assez touffue en évitant, tant que faire se peut, le mode sanglier pouvant détruire au passage mousses et orchidées. Les hors sentiers sont courts mais la marche y est fortement ralentie. Une fois la crête atteinte, on devine çà et là, des branches coupées ou des traces bien visibles au sol. Du sommet, situé à 1908 m, on a sous les yeux la Plaine des Palmistes si les nuages n'en cachent pas une partie et le champ de tir des militaires, interdit et entouré d'une longue clôture barbelée. La poursuite de la boucle passe obligatoirement par cette clôture qui peut se rejoindre rapidement par une forte descente depuis le sommet du Piton Barolet ou, plus calmement en recherchant de nouvelles traces de passage (voir carte). Les clairières recouvertes d'herbe aperçues depuis le commet sont des repères pour se diriger. La première se trouve au plus près du sentier du Piton Rouge, l'autre, reconnaissable à son panneau militaire d'interdiction, est le point de départ d'un beau sentier qui longe une petite ravine offrant quelques bassins d'eau claire. Durant plus de 6 km, la présence des mousses qui recouvrent le sol et la presque totalité des troncs est omniprésente.

La randonnée débute à la fin de la piste menant au Chalet des Pâtres. Tout près, de l'autre côté des barbelés, on profite avant de se lancer d'un superbe panorama sur la Plaine des Cafres et le Piton des Neiges (Photo 1). Le sentier débute immédiatement et contourne une ruine avant de traverser de vastes prairies. Impossible de se perdre en raison de la double rangée gardant les troupeaux de bovins (Photo 2). Après une courte mais forte pente, on poursuit à plat. Les vaches et surtout les jeunes veaux, plus curieux, peuvent s'approcher pour voir de plus près ces randonneurs. On repère facilement le Piton Rouge sur la droite et surtout le Barolet, plus discret (Photo 3). On se rapproche du pied du Piton Rouge et l'ascension peut commencer après un angle très fermé du sentier vers le nord. On est entouré de toutes parts de superbes arbres et arbustes recouverts de mousse. Le climat humide de cette zone favorise leur pousse. On en verra ainsi tout au long de la boucle (Photo 4). Plus on s'enfoncera dans la forêt et plus la nature proposera de belles découvertes comme ces champignons translucides (Exidies, non comestibles) collés aux troncs (Photo 5). Qu'ils soient le long du sentier ou perdus dans la forêt, on ne se lasse pas de la beauté sauvage de ces arbres moussus (Photo 6). L'ascension comporte de belles marches assez hautes et quelques portions glissantes (Photo 7). Après avoir traversé une petite ravine bordée de platanes, on remarque un sentier filant sur la gauche qu'on délaisse. On rencontre un peu plus loin une première clairière sur la gauche. Abandonner le sentier et remonter cette partie dénudée en évitant ou en contournant les bosquets qui peuvent ralentir la progression (Photo 8). A la dernière clairière, la traversée de la zone devient difficile (Photo 9). Partir alors sur la gauche et entreprendre la remontée du rempart, de faible pente mais totalement en immersion dans la nature luxuriante (Photo 10). Pas de sentier visible cependant on trouve toujours un passage aisé entre les arbres et plantes sans en détruire aucune (Photo 11). La montée prend une quinzaine de minutes pour atteindre la crête. On commence à voir de tous côtés, des Trous blancs vers le sud jusqu'aux retenues collinaires et même jusqu'à l'océan (Photo 12). Poursuivre sur cette crête avec quelques vues sur le Piton Rouge dans les trouées (Photo 13). On devine bientôt le sommet du Piton Barolet à 300 mètres (Photo 14). Si, jusque-là la progression était hasardeuse, le cheminement devient presque un plaisir à chercher les traces de passages entre joncs, branles et ambavilles (Photo 15). On devine plusieurs fois de larges passages comme si un sentier était passé par là il y a quelques décennies (Photo 16). Depuis le sommet, on a une vue plongeante sur le stand de tir militaire entouré de collines et de forêts. On distingue également la Plaine des Palmistes si on a la chance de randonner un jour sans nuages (Photo 17). A moins de faire demi-tour par le même itinéraire il est tentant de poursuivre pour créer une boucle plutôt qu'un aller-retour. Deux manières de rejoindre la clôture facilement reconnaissable sur la carte aux croix coupant un trait, ici bordé de rose pour délimiter la zone interdite. Filer tout droit en coupant une cinquantaine de mètres sur une pente très forte (Photo 18) ou longer la clôture qu'on devine un peu plus bas en cherchant encore les meilleurs passages ou les traces laissées par les chasseurs (Photo 19). Le franchissement est plus aisé qu'à la montée. On parvient assez rapidement aux barbelés qui semblent délaissés à voir le sentier d'entretien qui les longe (Photo 20). Comme au départ, ne plus réfléchir à la direction et suivre au plus près cette clôture. Le fouillis de la végétation diminue pour être remplacé par les branles moussus (Photo 21). Marcher jusqu'à une nouvelle clairière assez vaste. On voit très bien le panneau d'interdiction de traverser la zone militaire. Sur la droite, débute un sentier mais il faut tout d'abord traverser une zone très humide où les pieds s'enfoncent rapidement. Le sentier, au départ est très boueux (Photo 22). Il devient de plus en plus facile en légère montée dans les branles (Photo 23). On devine une ravine sur la gauche. On entend même couler un peu d'eau. En s'approchant, on se retrouve près d'un bassin d'eau noire alimenté par une petite chute (Photo 24). Plus haut, un autre bassin, tout aussi charmant, borde la trace (Photo 25). Les deux doivent être très beaux en période pluvieuse. La fin de ce sentier se situe au croisement du sentier vers le Piton Misère, dans une zone particulièrement humide et boueuse. Prendre à droite et affronter la montée en direction du Piton Rouge. Racines, hautes marches, boue et flaques au programme de cette courte montée (Photo 26). La pente est assez forte mais comporte également quelques portions planes pour reposer un peu les jambes (Photo 27). On passe au sommet sans vraiment le remarquer et la descente peut commencer. Moins de boue sur ce sentier constitué de lacets dans une végétation assez touffue. On retrouve la clairière de départ vers le Piton Barolet. La fin du parcours reprend l'itinéraire emprunté au début (Photo 28). Une fois aux prairies, c'est une balade qui termine cette sortie dans les mousses et la gadoue.

Balises


Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Emprunter la RN1 entre Bourg Murat et le Col de Bellevue - Bifurquer en direction du Chalet des Pâtres et stationner à la fin de la petite route - Marcher en direction du Piton Rouge jusqu'à la clairière sur la gauche du sentier de montée au Piton Rouge - Entamer un hors sentier et atteindre le Piton Barolet - Descendre pour rejoindre la clôture barbelée faisant le tour du champ de tir - A une nouvelle clairière, traverser la tourbière puis suivre le sentier qui longe une petite ravine en eau - Une fois au sentier du Piton Misère, prendre à droite et marcher en direction du sommet du Piton Rouge - Poursuivre pour retrouver le Chalet des Pâtres.


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Randonnée ajoutée le : 10/09/2026