La grande arche du Bras Sud de la Grande Ravine depuis la RF9A

Difficulté
Difficile
Indice de confiance Bon
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 3h30
Distance 3.5 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 2063 - 1770 m
Dénivelé positif 300 m
Dernière mise à jour 27/02/2026

Version courte de moins de 4 heures

Une longue randonnée emprunte le lit de la Grande Ravine avant de revenir au gîte des Tamarins par le Bras Sud de cette même Grande Ravine. La boucle est longue, difficile et demande un excellent entraînement. Les fonds de ravines font rarement partie du top5 des randonneurs, aussi cette arche a peu de chance d'être entourée de détritus comme on le voit si souvent auprès des sites remarquables. Cette fiche sera d'ailleurs supprimée du site si de tels agissements sont signalés. Les randonneurs qui ne désirent pas bénéficier des multiples bassins des deux ravines arpentées durant près de 10 heures emprunteront donc ce parcours beaucoup plus court. Compter cependant près de trois heures pour atteindre l'arche car la marche sur les basaltes usés par des millénaires de crues sont loin des standards des sentiers-billards de nos GRR. Ne jamais partir seul, encore moins par temps de pluie et prendre son temps pour trouver le meilleur passage sans danger. Les difficultés sont rares tout comme les acrobaties. On trouve toujours un endroit pour poser le pied quitte à changer souvent de rive. Sur les 2 km de montée, on ne dépassera pas les 30 m passés dans les branles verts de la rive. L'arche ne doit pas être le seul motif de la randonnée. Tous les 100 m, on rencontre une curiosité méritant une halte, une photo ou une réflexion sur sa présence en ce lieu. C'est ainsi que l'on trouve de beaux bassins plus ou moins profonds, (moins nombreux qu'en amont), des vagues de lave, des canyons de moins d'un mètre de largeur, des marmites dont certaines sont des cercles parfaits. Qui saura remarquer au passage le lapin des basaltes (Photo 20) tentant un bain dans un bassin peu profond ? Pour garder 4 cœurs mérités de cette sortie originale sur les pentes du Maïdo, il est conseillé de redescendre totalement le bras jusqu'au parking pour profiter, par exemple, d'une agréable baignade dans l'un des bassins. Un cœur disparait si l'on décide de réduire la randonnée d'une bonne heure en  revenant par la Piste DFCI qui a désormais la largeur d'un sentier. Construite après les incendies de 2010 et 2011, elle est désormais impraticable et sera peut-être remise en état après le prochain incendie !!

La randonnée débute près d'une aire de pique-nique proche du Bras Sud de la Grande Ravine, 300 m après le gîte des Tamarins. Partir en rive droite et rejoindre le lit de la ravine en traversant quelques mètres herbus (Photo 1).  Ce seront les seuls moments où l'on mouillera les chaussures avec la rosée du matin. Une fois dans le lit, plus de question à se poser sur la direction à prendre. Entamer la remontée du cours d'eau à sec comportant au début quelques touffes de verdure (Photo 2). Contrairement à la Grande Ravine, on a peu de chance d'emprunter un affluent par inadvertance. Les bassins, présents depuis le pont, deviennent de plus en plus beaux ou profonds, sans pour autant donner envie de piquer une tête (Photo 3). La pente est régulière pour franchir les 300 m d'ascension. On rencontre cependant quelques parties plus planes (Photo 4). Certains tronçons deviennent étroits. Trouver le meilleur passage entre la lisière et les bassins (Photo 5). Les ralentissements et faible vitesse proviennent de la marche sur un sol aux multiples aspérités. Il est très rare qu'il faille chercher un point de passage (Photo 6). On peut également ralentir au passage d'un bassin caractéristique qu'on repère pour le retour (Photo 7). La forêt tout autour est sans attrait ; elle apporte un peu de verdure mais des difficultés de marche si l'on décidait de la traverser (Photo 8). De fortes pentes se présentent régulièrement. De loin elles peuvent inquiéter (Photo 9). Pourtant, quand on y arrive, on se rend compte que la montée est toujours raide mais facile (Photo 10). Le fond est de plus en plus chaotique, cependant aucun obstacle ne vient perturber la montée (Photo 11). A partir de 1900 m, le bras est bordé de hautes vagues de lave solidifiée qui a résisté aux milliers de crues (Photo 12). La marche se poursuit, toujours en montée dans le lit (Photo 13) ou sur les rives comportant quelques passages plus abrupts (Photo 14). On a l'impression que le paysage est toujours le même avec le basalte déchiqueté et les petits bassins, mais chaque endroit est différent du précédent (Photo 15). L'effort est constant sur plus de deux heures avec quelques coups de rein plus difficiles mais courts (Photo 16). Il faut se méfier de quelques passages à forte pente difficiles à pratiquer si la roche est humide, voire mouillée (Photo 17). Régulièrement, des bassins remarquables viennent égayer l'ascension (Photo 18). Une courte partie de la montée s'effectue sur des basaltes plats où il est facile de poser le pied à plat, ce qui change des roches dentelées (Photo 19). Attention par endroits aux trous très profonds où il serait impossible de sortir en cas de chute (Photo 20). A partir de 2000 m, ce sont les cassés que l'on rencontre régulièrement. Aucune hésitation pour tous les contourner, le plus souvent en rive gauche, quitte à pénétrer de quelques mètres dans les branles (Photo 21). Sans que rien ne l'annonce, on se retrouve bientôt face à un grand trou surmonté d'une arche issue de l'effondrement du plafond. On peut, en prenant garde, monter sur le monument naturel sans crainte de le faire tomber (Photo 22). Mais c'est d'en-dessous que l'on a les meilleures sensations. On y découvre une énorme marmite en formation après avoir rejoint le bassin souvent à sec (Photo 23). Le lieu est idéal pour un casse-croûte à l'ombre (Photo 24).
Deux manières de revenir au véhicule : Reprendre le chemin inverse en prévoyant 2 heures ou chercher à rejoindre la piste DFCI du Bras Sud de la Grande Ravine. Pour cela, rejoindre l'altitude de 1990 m, là ou la carte montre la piste passant à moins de 50 m de la ravine. Un mur de lave en rive gauche, un petit bassin et deux tamarins servent de repère. Pénétrer dans le sous-bois et viser le tamarin de droite (Photo 25). Attaquer la courte pente entre les branles puis rejoindre une zone couverte de fougères de petite taille (Photo 26). En une minute, on se retrouve sur la piste qui n'a de piste que le nom, puisqu'elle est devenue un sentier la plupart du temps ou a été défoncée par les intempéries (Photo 27). Quelques branches d'acacias noirs et de rares troncs couchés au sol peuvent ralentir la marche qui est 5 fois plus rapide que la remontée du bras. Plus on descend et plus les acacias noirs cherchent à envahir la vieille piste qui ne se perd jamais des yeux (Photo 28). Elle se termine par une barrière qui interdit l'accès à tous les véhicules, à quelques mètres de la table qui accueillera le casse-croûte de fin de randonnée.

Balises

Pas de balisage

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Saint-Gilles les Hauts puis poursuivre vers le Maïdo en traversant le Guillaume et Petite France – Bifurquer à droite sur la Route Forestière des Tamarins et rouler jusqu'au Gîte des Tamarins - Poursuivre sur 300 mètres puis stationner à l'aire de pique-nique à quelques mètres du Bras Sud de la Grande Ravine - Remonter le bras jusqu'à l'arche et faire demi-tour - Rejoindre par un très court hors sentier la piste DFCI du Bras Sud de la Grande Ravine. Rejoindre ensuite l'aire de pique-nique près de la RF9A des Tamarins. 


Commentaires sur cette randonnée (2)

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Walking Dog 974, 28/02/2026 11:01
Randonnée complétée il y a 5 jours en 3h30

Bonjour. J’adhère tout à fait au commentaire de Supairpiénu :
cette version raccourcie de la randonnée 1993, parue il y a quelques temps,
est plus abordable …

Elle est surtout moins chronophage et moins énergivore que sa grande soeur, ce qui conviendra parfaitement aux randopitonneurs amateurs de ravines, mais qui pour autant ne voudront pas s’imposer la durée gargantuesque (presque 10 heures de marche, voire plus) de la grande version et la fatigue qui va avec…

J’ai parcouru cette petite randonnée avec Jean-Paul, Christian et Supairpiénu. Et bien sûr nos deux mascottes, Biscotte et Bilimbi !

La randonnée est suffisamment dure pour obliger à fournir des efforts (l’arche se mérite) mais elle n’est jamais décourageante car on trouve toujours un passage lors de cette montée douce.

Les passages difficiles se négocient bien, sans grand danger.
La roche ne s’effrite pas et accroche bien la semelle, en dépit de rares surfaces humides facilement évitées.
De plus, on ne risque pas de se perdre si on suit bien le tracé général du lit de la ravine.
On se sent en confiance dans cette ravine !

Cependant, la fiche a raison : nonobstant le tableau flatteur que j’ai dressé de cette sortie , on évitera de la faire seul et on choisira les jours de beau temps pour ne pas se mettre en difficulté.

PHOTOS 1, 2 et 3 : le ton est vite donné, dès les premiers pas dans le Bras Sud.
Nous progressons dans un monde de roche et d’eau, parfois enchâssé dans des écrins de verdure. Devant nous c’est une ligne d’horizon bleue et grise qui se découpe, simple et dépaysante.

Des trous d’eau ont percé les tranchées de basalte et s’ouvrent par moments sur leurs fonds noirs et inquiétants ; ces puits éveillent la vigilance du marcheur, qui tout émerveillé par sa visite, doit garder prudemment ses pieds, qu’ils soient nus 😁ou chaussés sous peine d’une chute fatale.

La marche est lente , mais belle et agréable. Les bassins frais sont côtoyés, les petites gorges sont franchies souvent aisément.

Sinon on s’aide des mains pour assurer un passage ou pour éviter l’eau.
Parfois un conseil, un geste ou la main ferme d'un compagnon est la bienvenue; les chiens eux-mêmes participent et montrent la voie.

PHOTO 4 : L’arche apparaît tout à coup, presque sans crier gare.

Elle est magnifique et imposante, surtout du dessous, où elle révèle toute sa masse et sa « puissance » ; sous cette voûte épaisse j’éprouvai paradoxalement un sentiment de protection et une sensation d’écrasement..

Il est vrai que la première vision de cette arche m’avait évoqué une sorte de gigantesque mygale dominant un bassin où elle couvrait sa progéniture….une créature bipède semblant en mouvement au-dessus de la ravine.

Cette arche est vraiment particulière.

Nous sommes restés un moment à admirer cette œuvre et à « jouer avec la mygale de pierre » puis nous sommes redescendus.

PHOTO 5 : l’échappatoire se trouvait près de cette vague de lave figée, et comme le dit la fiche, cette bifurcation vers la piste est facile et très courte.
La piste, elle, ressemble plus à un étroit ruisseau sec de pierres instables,
mais elle se suit sans problème jusqu’à devenir agréable et herbeuse avant de rejoindre la route...
Preuve que Jean-Paul a bien étudié cette boucle et qu’il a voulu une randonnée accessible au plus grand nombre.
Beau travail Jean-Paul .

Merci à Jean-Paul pour cette nouvelle sortie et merci au groupe pour cette belle matinée !

Note : cette sortie n’est pas conseillée aux chiens. 🐕👨‍✈️

Nous, nous avions emmené nos chiens sous notre responsabilité et parce que ce sont des « chiens randopitonneurs confirmés » qui n’ont pas peur de ce genre de sortie, sortie qui comporte tout de même quelques dangers et passages délicats où il faut surveiller et aider les bêtes (je parle des chiens, pas des humains, hein 😂) .
Donc les photos du site ne doivent pas être un encouragement à faire la même chose, surtout si vos chiens ne sont pas entraînés et un minimum obéissants.







Suepairpiénu, 27/02/2026 21:09

FÉVRIER 2026
Les amateurs du genre et les photographes vont adorer, surtout si le soleil est au rendez-vous !
Photo 1 : en passant devant le gite des tamarins...
Photos 2 et 3 : bassins
Photo 4 : l'arche
Photo 5 : retour par la piste
Merci Randopitons pour cette version courte, beaucoup plus accessible : ceux qui voulaient faire la randonnée n°1993 n'ont plus aucune bonne raison de ne pas aller voir l'arche !

Randonnée ajoutée le : 27/02/2026