Le grand tour du Piton Bienvenue depuis le Téat Plein Air de Saint-Gilles

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Excellent
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 5h
Distance 15.5 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 215 - 0 m
Dénivelé positif 350 m
Dernière mise à jour 24/07/2026

Emprunte 9 tronçons de randonnées déjà publiées

Content du succès de la fiche 2012 passant par le mur d'escalade de l'Eperon, Nicolas a reconnu une boucle un peu plus longue qui effectue le tour du Piton Bienvenue planté de vergers.

Loin des sommets et de la verdure des forêts de l'intérieur de l'île, il est possible de randonner au plus près de la mer dans la zone encore inhabitée de la Savane du Cap la Houssaye. La région très chaude toute l'année est sèche par manque d'eau, souvent ravagée par les incendies. Un œil sur la carte permet d'y remarquer des dizaines de sentiers pour organiser des entraînements sans passer toujours au même endroit. Cette boucle éclectique passe d'une route bruyante aux embruns de l'océan, de la savane jaunie par les sécheresses à des bois bordant la Ravine Saint-Gilles (toujours en eau), emprunte des bribes de circuits déjà publiés tout en en découvrant d'autres. Aucune monotonie car, en 15 km, on change régulièrement de paysage tout en bénéficiant de nombreux panoramas dans toutes les directions. La longue portion de route et la traversée de quelques lotissements enlèvent des cœurs à cette fiche. Les allergiques au goudron et gaz d'échappement prévoiront un véhicule au Théâtre et un autre au Cap Homard pour gagner 3 km et ne traverser que la campagne et la savane. Avec moins de 300 m de montées cumulées, inutile d'être un grand sportif pour pouvoir mieux connaître cette région . La partie longeant les roches côtières entre le Cap Champagne et le Cap la Houssaye peut se révéler difficile en cas de houle ; emprunter alors la piste cyclable qui longe la falaise. Partir tôt pour éviter les grosses chaleurs.

La randonnée peut débuter n'importe où. Il est conseillé de commencer par la route pour ensuite bénéficier de paysages moins bruyants ou urbains. Entamer la descente en direction de la mer. Les voitures frôlent le marcheur mais un sentier bien marqué en éloigne un peu (Photo 1). A droite, un grillage sépare des cultures et des vergers et, plus bas, le collège de Grand Fond. Ne pas manquer la cheminée encore debout de l'usine sucrière de Grand Fond (Photo 2). Après le terrain de sport du collège, obliquer à droite,  remonter dans le lotissement en empruntant la Rue de la Cheminée puis la Rue des Aigrettes. Cette petite rue de lotissement, bordée de jardins fleuris est étroite mais sans circulation. Ne pas manquer l'allée menant à la Rue du Cap Homard (Photo 3). Un long escalier en construction, permettra de raccourcir bientôt cette traversée de lotissement. On parvient rapidement à un parking puis au pont de la Route des Plages. De l'autre côté, la Rue de Boucan Canot mène à droite vers Saint-Paul. Avant de longer la plage, se diriger vers le Cap homard, légèrement à gauche. Un sentier mène au sommet des rochers dominant la plage d'une douzaine de mètres. Du plateau, on a de belles vues sur la mer, les plages ou les abords de la route (Photo 4). Une fois revenu à la route, décider de la manière de rejoindre le Cap la Houssaye. Par la route, on croisera obligatoirement des dizaines de touristes. Par la plage, la marche est plus au calme mais le sable peut remplir facilement les chaussures. Ne pas passer entre l'eau et l'hôtel occupant la pointe. Le contourner par la droite puis reprendre la progression sur le sable et les patates à Durand ou sur le sentier bien visible le long des habitations. (Photo 5). On entend le flux des voitures au-dessus de nos têtes mais le regard se porte surtout sur toutes les curiosités de la côte comme les souffleurs, les rochers caractéristiques ou des petites grottes (Photo 6). Ne pas manquer non plus les belles vues sur l'éperon rocheux qui domine la route ou sur le rocher solitaire la bordant. La marche s'effectue sur un sol basaltique tantôt très large, tantôt étroit. Le seul franchissement un peu délicat oblige à une désescalade de 4 mètres mais les prises sont nombreuses (Photo 7). Plus loin, les vagues viennent s'échouer sur le mur de soutènement de la route. Attendre le reflux et franchir rapidement la cassure à l'aide de la chaîne judicieusement placée là (Photo 8). De plaques basaltiques en grosses roches, on parvient facilement aux bassins sur-fréquentés du Cap la Houssaye. L'endroit, si on ne le connait pas, mérite quelques minutes pour en découvrir les trésors (grottes, falaise de plongée, bassins de baignade, Trou du Cuisinier, etc.). Après ce moment de découverte, reprendre le sentier remontant vers le parking ou lui préférer le tunnel passant sous la route. Viser alors le pont puis poursuivre dans le tunnel pour trouver à la sortie un sentier discret remontant vers le grand parking (Photo 10). Emprunter le sentier en direction du sommet de la plus haute colline. On marche comme toujours dans les grandes herbes ou dans ce qui reste des derniers incendies (Photo 11). La première pente de la boucle coupe un peu les jambes mais sur une courte distance. Depuis le haut, on aperçoit au loin les grands vergers dominant Boucan Canot (Photo 12). Le sentier oblique sur la gauche en direction de la Ravine de Boucan Canot. On devine au loin la route des Tamarins (Photo 13). Il repart sur la droite pour franchir le gué. On parvient plus loin à une cabane qui marque le début de la pente en direction d'une seconde. On marche dans les sous-bois sur une trace en terre (Photo 14). Prendre à gauche la piste située à la fin du sentier. Elle file à plat en direction du sud sur un sol caillouteux et sableux (Photo 15). Elle se poursuit sous les tamarins en direction du centre équestre (Photo 16). On peut y croiser les poneys plus ou moins zébrés ou le troupeau de 200 cabris bourbons élevés dans la tradition par un très sympathique éleveur (Photo 17). Après ce tronçon odorant, on parvient à la Route du Théâtre qu'on longe sur moins de 200 m au plus près des grands cactus de Monsieur Payet. Prendre à droite pour longer le parking de covoiturage et emprunter plus loin une piste abandonnée puis un sentier menant au pont sur la Ravine Saint-Gilles. Descendre sous le pont par le long escalier puis escalader les rochers pour parvenir de l'autre côté (Photo 18). Délaisser la piste et partir sur la droite en longeant la profonde vallée de la Ravine de Saint-Gilles (Photo 19). Le sentier est aisé au milieu des chocas. Plusieurs possibilités sont offertes sur la droite pour apercevoir le fond de la vallée et la Cascade des Aigrettes (Photo 20). Poursuivre sur ce tracé assez tortueux pour éviter roches et tamarins (Photo 21). On s'éloigne un peu de la vallée mais on se rapproche de l'ancien canal Bruniquel dont on remarque çà et là des vestiges servant même de sentier par endroits (Photo 22). On rencontre plus loin la piste d'où l'on a de belles vues sur la station de pompage du Moulin Kader. Un court détour facultatif amène au bâtiment au toit rouillé abritant de vieilles pompes. Le parcours passe ensuite sur plusieurs pistes, dont une en lacets. La région est boisée, la piste facile rapproche de la Ravine Saint-Gilles. Ne pas manquer le raccourci sur la gauche pour gagner un lacet et poursuivre en longeant quelques barres rocheuses (Photo 23). La piste en terre mène dans les quartiers de Saint-Gilles (Photo 24). Bien repérer le départ discret du sentier sur la droite, dans les herbes, alors qu'on devine les premières maisons de Saint-Gilles (Photo 25). Ce sentier, large à l'époque mais devenu plus étroit par manque de passage, se suit sans hésitation, en descente douce vers la ravine (Photo 26). On entend de plus en plus couler le cours d'eau. La pente s'accentue et finit sous de grands manguiers bordant le ruisseau. On aperçoit de l'autre côté le grand verger Bottard, mais il faut traverser la ravine pour y parvenir. Pas de gué mais on trouve facilement quelques roches bien placées en suivant un semblant de sentier en rive gauche (Photo 27). On peut traverser sans mouiller les chaussures. Filer tout droit, rejoindre une des allées du jardin puis remonter tranquillement vers le Téat Plein Air sur les marches en pierre qui sont lentement abandonnées des randonneurs (Photo 28). La montée demande par endroits de sérieux efforts mais la fin approche. On termine par la grotte sur la droite, puis le kiosque, avant de parvenir à la petite route menant à la RD10 où l'on retrouve le véhicule.

Profil

Plan de l'itinéraire

Site géologique  Sites géologiques, en partenariat avec Laurent Michon, laboratoire Géosciences Réunion.

Itinéraire

Se rendre à Grand Fond, entre Saint-Gilles et Boucan Canot – Emprunter la RD10 jusqu'au Téat Plein Air puis stationner – Entamer la boucle par les 2000 m de RD10 en longeant la route – Bifurquer dans Grand Fond pour atteindre le Cap Homard pour de beaux points de vue – Poursuivre en longeant plages et rochers jusqu'au Cap la Houssaye – Traverser la Savane jusqu'à l'échangeur de l'Eperon et la zone de covoiturage – Continuer par une partie de la boucle du Bassin Bleu, ensuite le Verger Botard puis remonter au parking du théâtre.


Commentaire sur cette randonnée (1)

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Walking Dog 974, 24/07/2026 22:28
Randonnée complétée le 17/07/2026 en 5h00

Voici une boucle que je voulais faire depuis un certain temps et qui m'a permis de revoir avec plaisir des portions de randonnées faites par le passé.

Il y a donc un côté "nostalgie" dans ma démarche, même si quelques parties sont nouvelles..
Ne pas hésiter à commencer tôt, même en saison fraîche.….car, comme on le dit dans la région, « il fait toujours chaud à Saint-Gilles » !

Merci à Jean-Paul pour la diffusion de cette boucle qui s'adresse à quasiment tous les marcheurs.

PHOTO 1 : je ne me lasse jamais des vues depuis le Cap Homard.
Et la mer est toute proche pour une bonne baignade !

PHOTO 2 : le Gros Caillou (que je surnomme "le bouchon de champagne") et le Rocher de Chien sont très reconnaissables. Photo prise assez tôt le matin.

PHOTO 3 : Au Trou du Cuisinier, ne manquez pas les Falaises du Cap La Houssaye, qui se déclinent en voies d'escalade avec cordes et une voie en psicobloc (photo en haut à gauche).
Le psicobloc est une forme d'escalade en solo pratiquée au-dessus de l'eau, sans corde ni harnais, où l'eau sert de sécurité naturelle en cas de chute.
Tout un exercice ! 😅

Personnellement, je n'ai pas essayé, mais j'aimerais bien voir un pratiquant en action.. vous aurez peut-être la chance d'en voir un.

PHOTO 4 : le Cap La Houssaye et sa savane, découpée par moments par les vergers.

PHOTO 5 : arrivée au Théâtre Plein Air. Profiter une dernière fois des vues sur Saint-Gilles depuis le parking, ou mieux, depuis les antennes toutes proches.

Merci Randopitons !

Randonnée ajoutée le : 24/07/2026