Le Bassin Bleu du Bras de Jeanne et une partie du Bras Vera depuis Béllème

Difficulté
Moyen
Indice de confiance Bon
1-Excellent: Toujours correct : j'y vais sans réfléchir, même seul.

2-Bon: Petite vérification avant de partir. Mini-problème possible sans danger : j'y vais aussi sans réfléchir, même seul.

3-Moyen: Quelques fermetures récentes, climat incertain de la région. Boue, herbes hautes et mouillées, glissades possibles, etc. J'étudie, je me renseigne avant le départ, mais j'y vais.

4-Faible: Souvent fermé, des critiques fréquentes, une végétation non domestiquée. Dangers possibles. Coupe-coupe ou corde dans le sac. À réserver aux initiés. Enfants à la maison. Ne jamais partir seul.

5-Danger/Médiocre: Trop de problèmes partout : végétation invasive, fermeture officielle, difficulté importante, sentier marron difficilement réhabilitable, éboulis, zone infrachissable, guide nécessaire, privatisation d'un passage, etc. À réserver aux aventuriers ou habitués de la découverte très sportive. Il y a d'autres circuits à effectuer avant. Je n'y vais pas.
Durée 2h30
Distance 1.8 km
Type de trajet
Altitude haute-basse 1300 - 1175 m
Dénivelé positif 150 m
Dernière mise à jour 26/09/2026

Rando très courte en km

Suepairpiénu nous invite aujourd'hui à remonter le Bras de Jeanne et le Bras Vera à la recherche de modestes curiosités. Il a gardé pour le dessert ce magnifique bassin bleu que je propose en entrée sur cette fiche.

La carte IGN, dans la région du Tévelave, est presque totalement bleue tant il y a de sources dans les longoses. Beaucoup sont captées pour alimenter les villes en aval. C'est le cas du Bras de Jeanne et de ses affluents. De très fortes amendes sont prévues, à juste titre, pour les pollueurs des sources captées. Comme cette sortie est consacrée à la recherche de bassins, de petites cascades et non de sources, il n'y a aucune raison de se rapprocher des ouvrages à ciel ouvert. Lorsqu'on les aperçoit, on passe son chemin en quête du nouveau bassin. Les chaînes et pitons repérés sur les falaises montrent que l'endroit est fréquenté des canyonistes qui recherchent également des cascades mais pour d'autres raisons. Il est possible de remonter au point le plus haut directement et de revenir à l'aire de départ en cherchant les bassins. Il est aussi envisageable de s'approcher d'un bassin à chaque fois qu'on le repère lors de la remontée ou qu'on devine un sentier de canyoniste qui y mène. Aucun bassin ne mérite sa place dans un guide touristique. En revanche, le bassin sans nom, baptisé Bleu pour des raisons évidentes de couleur de l'eau vaut les quelques minutes d'approche, les glissades et les acrobaties dans les racines pour l'admirer de plus près. Si la corde est conseillée pour les derniers mètres paraissant infranchissables vus du haut, elle n'est pas obligatoire si on observe le bassin depuis le bas. A chacun de sécuriser au mieux cette descente pouvant être dangereuse si on ne prend pas le temps de rechercher la racine salvatrice en évitant surtout de s’agripper aux longoses. Les curieux ou aventuriers confirmés se lanceront certainement en amont du point le plus haut proposé sur cette fiche. Cette très courte sortie est à greffer à une autre dans la région pour éviter de rouler longtemps pour marcher peu.

La randonnée débute près de l'aire de pique-nique de Bellème, entre le Tévelave et la Route Forestière des Tamarins. Après avoir jeté un œil vers l'océan pour profiter du seul panorama de la matinée, prendre la direction du barbecue et de la table (Photo 1). Le sentier qui commence au foyer grimpe fortement pour franchir le talus (Photo 2). Comme toujours dans la région du Tévelave, on est accueilli par les millions de longoses occupant les abords du sentier (Photo 3). Repérer au passage un sentier partant sur la droite qui descend fortement vers le Bras de Jeanne. Il mène au Bassin Bleu qu'on peut garder à la fin pour terminer par un lieu magique. Si on décide d'y aller au début, se retenir aux arbres pour freiner la descente et passer des racines avant de parvenir à un restant de rouleau de tuyau (Photo 4). Les habitués des acrobaties glissantes rejoindront le bassin. Les autres attacheront une corde à l'arbre contre les tuyaux pour sécuriser les derniers mètres. Lors de cette courte descente, on a déjà de très belles vues sur ce bassin profond aux eaux très claires (Photo 5). Une fois dans le lit du bras, on peut se balader facilement et se rapprocher au plus près du bassin (Photo 6). En aval, à quelques mètres de là, un cassé imposant ne peut se franchir qu'avec le matériel de professionnel (Photo 7). On repère beaucoup plus facilement les points d'ancrage pour effectuer la remontée vers le sentier mais une corde d'une quinzaine de mètres rassurera grandement (Photo 8). La remontée est courte. Le seul passage acrobatique dans les racines est plus facile qu'en descente. On retrouve le sentier qu'on emprunte vers l'amont. Jamais de difficulté pour le suivre (Photo 9). Quelques rares portions étroites en bord de rempart demandent un peu plus d'attention pour éviter la chute qui serait ralentie par la végétation touffue. Du sentier, on remarque un premier bassin qui s'atteint en quelques mètres vers les rives (Photo 10). Bien prendre conscience des conséquences que l'on encoure à la lecture du panneau et en rencontrant de manière régulière des ouvrages assez anciens, mais toujours en activité (Photo 11). Même si le Bras de Jeanne ne coule qu'épisodiquement, il y a toujours un bassin sur la droite pour de courtes haltes (Photo 12). A mi-parcours, on s'approche du Bras Vera qui vient finir sa course dans le Bras de Jeanne. Descendre vers le bassin, longer une canalisation assez ancienne et remonter le lit sur de grosses roches. On arrive à une haut cassé où doit couler une cascade par temps pluvieux (Photo 13). Cela demande de courtes escalades avant de traverser une zone envahie de renouées du chinois (Photo 14). Poursuivre et délaisser le Bras de Jeanne pour se rapprocher du Bras Verra dans une "mer" de longoses, voire un "océan" (Photo 15). Quelques raidillons coupent un peu les jambes mais sur de courtes distances (Photo 16). On continue à découvrir des bassins, dont un alimenté par une très modeste cascade (Photo 17). Un détour par les longoses sera nécessaire pour se rapprocher d'un nouveau cassé à peine suintant (Photo 18). Comme toujours, il faudra marcher lentement sur les roches glissantes ou entre les renouées atteignant parfois plusieurs mètres de longueur. La remontée vers le sentier s'effectue par une trouée barrée d'un tronc et par de nouvelles contorsions entre branches et longoses (Photo 19). Le sentier enjambe une nouvelle canalisation surgissant d'une grotte qui abrite une source (Photo 20). La grotte, trop petite pour y pénétrer, évite de souiller l'eau si un marcheur curieux tentait de s'en approcher de trop près. Admirer au passage les beaux arbres qui dominent le lieu. Leurs branches couvertes de fougères et épiphytes raviront les photographes si la lumière est favorable (Photo 21). Après avoir atteint le haut de la précédente petite cascade, on se retrouve devant un nouveau bassin difficile à traverser. Un contournement en rive gauche s'avère indispensable. Trouver le seul endroit logique pour pénétrer dans cette jungle de longoses et suivre d'abord un ru à sec puis des traces de braconniers repérables aux tiges coupées au sabre (Photo 22). La terre, comme un peu partout, est défoncée par les cochons sauvages qui semblent devenir de plus en plus nombreux faute de prédateurs (Photo 23). En quelques minutes à rechercher les traces, on s'approche du Bras Vera qu'on vient juste de quitter (Photo 24). Une fois sur les basaltes, ne plus réfléchir et remonter le cours d'eau presque à sec (Photo 25). Ne pas écraser au passage les pieds de cresson qui se plaisent à cette altitude et dans cette humidité permanente. Les pentes peuvent être glissantes, aussi est-il bon d'avoir pris les bâtons (Photo 26). Peu de bassins et pas de poisson excepté quelques têtards. Un bassin peu profond se franchit en longeant la marche naturelle en rive droite (Photo 27). En fonction du chrono et de l'envie d'explorer cette région où l'on est certain de ne jamais revenir deux fois par semaine, continuer ou non en direction de la source du Bras Vera (Photo 28). Pressés de nous rendre au Bassin Bleu que nous avions gardé pour la fin, nous nous sommes arrêtés à l'altitude de 1300 m. Faire demi-tour et revenir au point de départ en suivant le même sentier sans se rendre chaque fois aux bassins déjà aperçus en montant. Une table de pique-nique et un barbecue attendent les randonneurs prévoyants qui ne souhaitent pas prolonger la journée par une autre randonnée de la région.

Balises

Pas de balisage

Profil

Plan de l'itinéraire

Pique-nique  Tables à pique-nique, en partenariat avec Carte de La Réunion.

Itinéraire

A partir de la Route des Tamarins, rejoindre les Avirons puis le Tévelave - Poursuivre en direction du Nord jusqu'à l'aire de pique-nique de Béllème - Stationner et débuter la randonnée par le sentier débutant au Barbecue - Visiter au passage les bassins du Bras de Jeanne puis ceux du Bras Vera et faire demi-tour par le même sentier jusqu'à l'aire de pique-nique. 


Commentaires sur cette randonnée (3)

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Suepairpiénu, 26/09/2026 20:59
Randonnée complétée le 05/09/2026

Ce fut un réel plaisir de faire découvrir cet itinéraire, à l'origine sans prétention. C'était sans compter sur ce charmant bassin bleu dont l'accès n'est pas évident ! Préférer une matinée ensoleillée pour de belles photos et des roches moins glissantes.
Photos 1 > ancrage et accès final au bassin bleu. Attention : corde non fournie !
Photos 2 > les 2 cassés en aval du bassin bleu : attention, ce n'est plus de la randonnée !
Photo 3 > hors trace : cascade entre le bassin de la photo 12 du site et le bassin bleu
photo 4 > la chute et le bassin au-dessous du captage
photos 5 > après la photo 28 du site, rien de transcendant...

Fanch, 26/09/2026 12:08
Randonnée complétée le 10/03/2026 en 1h40

Parcours effectué avant cette fiche notamment pour aller reconnaître le canyon éponyme (qui est très agréable et sans difficulté). J'avais également remonté le bras Vera du gué du sentier du piton des merles jusqu'au gué du sentier du Gol plus en amont. Rien de bien chatoyant mais un bras qui peut s'arpenter sans devoir courber l'échine en raison de la végétation.

Walking Dog 974, 26/09/2026 08:23
Randonnée complétée le 17/09/2026 en 2h30

Bonjour, Supairpiénu nous a proposé cette sympathique petite balade située au Tévelave, histoire d’agrémenter davantage une matinée ensoleillée..

PHOTO 1 : nous avons utilisé des sentiers de captage la plupart du temps.
Mais une courte remontée parfois glissante du Bras Vera a été intéressante.

PHOTO 2 : beaucoup de petits bassins d’eau claire augmentent l’intérêt de la sortie.
Dommage que les cascades rencontrées n’étaient pas en eau.
Il faudrait peut-être revenir à la saison des pluies pour voir.

PHOTO 3 : le nouveau Bassin Bleu qui fait désormais partie d’une longue liste d’homonymes de la Réunion.

PHOTO 4 : ce Bassin Bleu n’a pas usurpé son nom, il n’y a vraiment besoin d’aucune retouche à nos photos comme le précise la fiche !
Selon votre heure d’arrivée, l’ensoleillement, votre position, etc. vous aurez différents bleus captivants….
Magnifique bassin, avec une bonne profondeur et une eau claire (on voit le fond).
Par contre l’eau est bien froide, la baignade est courageuse !

PHOTO 5 : tout près un beau cassé donne déjà des idées de retour en cet endroit pour une version « canyoning » de la fiche….


Une courte mais belle sortie, qui vaut le déplacement.
Jolie trouvaille de Supairpiénu !
Le Bassin Bleu peut être pris en dessert -Pannacota bleutée- ou en apéritif, façon Blue Lagoon ! 😂😁

Merci à Supairpiénu et à Randopitons !

Randonnée ajoutée le : 26/09/2026